Unutma

Quatrième album de Robert 2004 (21 titres).

Le prince bleu - Elle se promène - Triste et sale - La malchanceuse - Unutma - Les jupes - Goutte de pluie - Question de philosophie - Rendez-moi les oiseaux - Jeannette - L'appel de la succube - Aime-moi - Requiem pour une soeur perdue - Les couleurs - Sally's song - Hé toi ! - Colchique mon amour - Acide à faire - Nickel - Hiroko (remix A la guerre comme à la guerre) - Elle se remix (remix Elle se promène).

Le prince bleu


Dead so I've played to merely tum him on
Don't let creed take too much of us
He'll rivet hard to suffer rotten wrong
The prince's mood darkens me strong

C'est lui, mon prince bleu, mon soleil
Chantant dans mon sommeil
Des mots, des monts et merveilles
Attendant que je m'éveille
C'est toi, mon prince bleu, mon soleil
Je vais chanter pareil
Des mots, des monts et merveilles
Que jamais je ne m'éveille

Le prince bleu. Je brûlerais ton absence
J'érigerais un trône blanc
Il reviendra sur son fier alezan
Le prince bleu de mes six ans

C'est lui, mon prince bleu, mon soleil
Chantant dans mon sommeil
Des mots, des monts et merveilles
Attendant que je m'éveille
C'est toi, mon prince bleu, mon soleil
Je vais chanter pareil
Des mots, des monts et merveilles
Que jamais je ne m'éveille

Je donnerais tous les croissants de lune
Tous les bijoux de la fortune
Sent you to tears when pride first seized my womb
Post modem tune my prince he croons

Sikly my prince's mood, so sullen shutdown the door today
The more no more is relayed after dark confirms his bane
His fall my prince is bruised, he's so lame his faimess ricochets
'till all his soars are self slain and demand a brother's reign

His fall my prince is bruised, he's so lame his faimess ricochets
'till all his soars are self slain and demand a brother's reign

Elle se promène


Elle se promène sur la bande F.M.
Elle se promène sans joie ni haine

Que raconter comme histoire
Sur ces amoureux d'un soir

Et lui qui l'aime sur la bande F.M.
Et lui l'aime sans joie ni haine

Ils sont les couleurs qui se fondent et se confondent
Vis ou pastel l'amour se veut une aquarelle
Pareil aux messages que l'on envoie sur une onde
De lui ou d'elle écoute cet appel

Ils sont les couleurs qui se fondent
L'amour est aquarelle
comme un message sur une onde
Ecoute cet appel

Triste et sale (Elle se promène)


Des tresses dans mes cheveux
Détresse dans mes yeux
Long est le chemin
Triste et sale

Au bord de ce chemin
Moi princesse de rien
J'aurai voulu ta main
Pour danser sans fin

Il m'a oubliée
J'étais son bébé
Qui va me donner
A manger

Des fleurs se sont fanées
Je les ai ramassées
Dans mes cheveux tressés
Je les ai glissées

La malchanceuse


Blottie dans ton grand manteau
Je ne parviens plus
A me protéger du froid
Je meurs, blottie contre toi

D'amour et d'eau fraîche
Nous nous sommes nourris
De nous avoir crus si forts
Je meurs, me voilà punie

Je suis la malchanceuse
La va-nu-pieds, la gueuse
Elle meurt ton amoureuse
Te diront les envieuses
Je suis la malchanceuse
La va-nu-pieds, la gueuse
Oui mais je meurs heureuse
Heureuse et amoureuse

Souffle, mon amour
Que ton nuage blanc
Réchauffe mes doigts
Et s'il est encore temps,
Sauve-moi

Mourir D'amour et d'eau fraîche
c'est en vivre
Tes yeux, ta bouche et ta peau
j'ai bu, de toi je suis ivre
Dédale de mots D'amour
Où nous avons dansé
Que l'écho de nos voix nous perde
Jamais nous n'avions songé

Unutma


Unutma, yasadigimiz o güzel günleri,
Yillarca, nasil kamastirdik bütün kem gözleri,
Kaç defa, susturduk o sivri kiskanç dilleri,
Sonunda, özendi herkes bize deliler gibi.

Al kollarina beni bütün gece,
Anlat askini bana hece hece,
Senden istedigim sadece,
Sev beni sevebildigincesine!

Unutma lütfen ben bir kizim,
Erkek sevmek benim tek nazim,
Bana senin gibi bir erkek lazim,
Senin erkekligine asigim!

Unutma, seni seven bu kizi sakin unutma,
Sakin kirma, sana verdigim bu kalbi, kirip atma,
Hiç aglatma, sevgiyle bakan bu gözleri, hiç islatma,
Aldatma, sana inanan bu güveni, sakin satma.

Birgün sorarsan nasil ve neden,
Seni sevdigimi bu kadar gönülden,
Bilki ben sende, bir kizin bir erkekten,
Umdugunu buldum, hemde derinden!

Unutma lütfen ben bir kizim,
Erkek sevmek benim tek nazim,
Bana senin gibi bir erkek lazim,
Senin erkekligine asigim!

Les jupes


Et les regards se croisent
Comme on croise les jambes
Sensuels ou pudiques
Sages ou pervers

Tout dépends de la jupe
Longs, courts, hésitants
De la matière de la jupe
Soyeux, rêches

Transparentes ou opaques
Elles se dégrafent toutes

Si les jambes se décroisent
Et s'ouvrent lentement
Les regards deviennent vagues
Profonds, chauds

Transparentes ou opaques
Elles se dégrafent toutes

Humides, pénétrants
Peu importe la jupe
Longue, courte, hésitante
Soyeuse, rêche

Transparentes ou opaques
Elles se dégrafent toutes

Goutte de pluie


Je veux me cacher comme un atome
Où sera mon royaume

Des larmes comme un acide
Dévorent son visage de petite fille

Au loin trop haut la montagne
Trop froide est l'eau pour la baignade

Goutte de pluie dans l'océan
Seraient tous les mots
Tous inutiles tous importants
Goutte de pluie dans l'océan

Question de philosophie


On se prend par la main
Toi tu parles moi je ne dis rien
On se prend par le coeur
Et parfois ça nous fait ès peur
Le vent souffle dans le jardin
Je t'écoute je me sens si bien
Il est question de philosophie
J'ai besoin de toi dans ma vie

Si tu veux mon avis, je te le donne
Si tu en as envie, je m'abandonne

Dans le jardin le vent s'est levé
Tout les mots se sont envolés
Doucement je me suis couchée
Toi tu cours après tes idées
Comme elles tu pourrais t'égarer
Dans ce jardin moi j'ai tant rêvé
Rêvé de tes mains de t'aimer
Il est question de philosophie

Rendez-moi les oiseaux


c'est en ouvrant les journaux
Que j'ai compris ces mots

Jamais tu n’la reverras
Jamais ne la posséderas
Jamais tu ne comprendras pourquoi
Elle ne peut être à toi

Jamais je n'ai voulu
Ce que tout le monde a vu
Quand ils l'ont retrouvée
Dans son sang baignée
Son ventre déchiré
Moi je l'aimais

Rendez-moi les oiseaux
Je l'entends qui m'appelle
À travers ces barreaux
Comme sa voix m'est cruelle
Cruelle oui mais si belle
Rendez-moi les oiseaux
Je l'entends qui m'appelle
À travers ces barreaux
Elle me reste fidèle
Moi qui suis condamnée
Belle deviendront ces années
Passées à l'implorer

De ne pas m'en vouloir
Que c'était notre histoire
Une robe de voiles noirs
Rouge-sang sont les rubis
Dont j'ai recouvert son corps
Elle m'a jetée un sort
Puis m'a jetée dehors
Rouge-sang sont les rubis
Ce sang que tout le monde a vu

Jeannette


Dans la maison froide
Froide est la maison
Froide est la maison
Sur mon dos

Dans la maison froide
Froide est la maison
J'ai mis un manteau sur mon dos

Dans la maison froide
J'ai mis des chaussures
J'ai mis des chaussettes
A rayures

Ne pleure pas Jeannette
Un manteau sur ton dos Jeannette
Ne pleure pas Jeannette
Bientôt tu auras chaud Jeannette
Ne pleure pas Jeannette

Dans la maison froide
Froide est la maison
J'ai mis des chaussures
A rayures

C'étaient pas les chaussures
Qui portaient les rayures
Mais C'étaient les chaussettes
A rayures

C'étaient pas les chaussures
Qui portaient les rayures
Des chaussures à rayures
c'est trop bête

Ne pleure pas Jeannette
C'étaient pas les chaussures Jeannette
Ne pleure pas Jeannette
Qui portaient les rayures Jeannette
Ne pleure pas Jeannette
des chaussures à rayures c'est bête c'est bête c'est bête

Son manteau sur le dos
Pauvre Jeannette
Avec ses chaussures
Ses chaussettes à rayures
Ne pleure pas ne pleure pas
Ne pleure pas Jeannette

L'appel de la succube


Toi
Au fond de la nuit tu ne dors
Au fond de la nuit tu t'agites et tu cries
Au fond de la nuit tu as peur
Au fond de ton cœur tu sais bien que c'est moi
Qui t'appelle
Qui te veux
Qui te prend
Qui t'adore
Qui te hais
Qui t'en veux
Qui rouvre ta blessure

Toi
Il y a si longtemps ton sang était le mien
Il y a si longtemps tu m'appartenais
Pour l'éternité
Il y a si longtemps tu te donnais à moi
Il y a si longtemps tu disais m'aimer
Pour l'éternité

Toi
Tu as porté mon deuil un temps
Puis il a fallu que la vie continue
Mais au fond de toi tu as peur
Car tu sais que tu ne m'as pas survécu

Tu m'appelles
Tu me veux
Tu me prends
Tu m'adores
Tu me hais
Tu m'en veux
Tu rouvres ma blessure

Toi
Jusqu'à l'infini ton sang sera le mien
Jusqu'à l'infini tu m'appartiendras
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini je te possédai
Pour l'éternité

Aime-moi


Douleur exquise indécise indécente
Une araignée que l'on prénomme mante
Religieusement a tissé sa toile
quand de mon corps je fis tomber le voile

Devant tes yeux les miens sont immenses
mouillés par innocence
Couvre ta voix les mots sont glacés

Quand tu viens chuchoter
Amour aime-moi aime-moi aime-moi
Aime-moi Amour moi j'ai froid

Te souviens-tu de ces lettres assassines
Gravées au fond d'un esprit ou d'un abîme
Amour ou démence moi je ne cherche plus
A tout jamais nous serons des inconnus

Requiem pour une soeur perdue


Quand tu es venue ce matin
Ton sourire ne me plaisait pas

Tu n'aurais pas dû, Amélie
N'acheter qu'un billet d'avion

Aller au Japon sans Robert
Sans ta sœur sans ma permission

c'est hors de question, Amélie
Tu n'iras nulle part sans moi

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah

De toute façon, Amélie
Tu n'iras plus jamais là-bas

Je t'avais bien dit, Amélie
J'interdis les départs sans moi

Tu reposeras bien gentille
Immobile au pied de ta sœur

Je n'aurais pas dû, Amélie
Resserrer mes mains sur ton cou

c'est une habitude délétère
D'étrangler ceux que l'on préfère

Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah,
Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah

Je t'inventerai une chanson
Requiem pour une sœur perdue

Je te fleurirai, Amélie
De jonquilles et de chrysanthèmes

Des camélias noirs, des lilas
Sur la tombe d'Amélie Nothomb

Je suis rassurée, Amélie
Plus jamais tu ne t'en iras

Les couleurs


J'irai marcher dans le froid
Couvrir mon visage de neige
Glacer mon corps
Jusqu'à l'immobilité
Et m'endormir sans le savoir

J'aurais voulu peindre ton visage
Mais je ne connais pas les couleurs

La musique viendra de ès loin
Je ne l'entendrai pas
Comme un écho qui n'atteint plus que les sapins
Et de la neige en tombera
Ailleurs il fera chaud
Chaud comme dans le ventre d'une mère
Et des enfants naîtront sans le savoir

Sally's song


I sense there's something in the wind
That feels like tragedy's at hand
And though I'd like to stand by him
Can't shake this feeling that I have
The worst is just around the bend

And does he notice my feelings for him ?
And will he see how much he means to me ?
I think it's not to be

What will become of my dear friend ?
Where will his actions lead us then ?
Although I'd like to join the crowd
In their enthusiastic cloud
Try as I may, it doesn't last

And will we ever end up together ?
No, I think not, it's never to become
For I am not the one.

Hé toi !


Hé toi !
T'as pas cent balles
Histoire de m'emmener au bal
J'ai pas la dalle
J'ai pas la galle
Juste envie d'un bal

J'voudrais danser sur des airs
De gens que je n'connais pas
J'voudrais ma tête à l'envers
Pour plus reconnaître les endroits

Emmène-moi emmène-moi
Prends pas l'air du mec qui comprend pas
Emmène-moi emmène-moi
Prends l'air avec moi

Petite fille aux allumettes
Qui fume ses cigarettes
J'voudrais troquer mes tiagues
Pour des pantoufles de verre
Mon jean's mon blouson d'hiver
pour un robe d'hier
En voile et ruban satin
Et danser jusqu'au matin

Et j'ai dansé sur des airs
De gens que je n'connais pas
J'avais ma tête à l'envers
Mais quel était cet endroit

Colchique mon amour


Colchiques mon amour
Fleurissent, fleurissent
Les amants d'aimer
Périssent, périssent

Fleur au poison mortel
Colchique est meurtrière
Comme la feuille d'automne
Il ne faut pas tomber
Tomber tourbillonner
en ronde monotone
Moi je veux te garder
Au-delà d'un été
Mon amour et pour toujours

L'Amour même éternel
Ne connaît d'antidote
A ce poison mortel
Aue qu'un capote
Moi je veux te garder
Là, au creux de mes jambes
Et ce temps pour s'aimer
Ne doit rien voler
A la vie mon Amour, et pour toujours

Acide à faire


Tu me quittes mon amour
Facile à dire mais Acide à faire
Et c'est vieux comme l'immonde
Et tu n'inventes rien
Ni ma douleur, ni la tienne
Comme je te plains

Facile, facile à dire
Acide à faire

De tes mots la morsure
S'échappe comme un refrain
Je saigne, mais je retiens
Mon souffle et le refrain
Et c'est vieux comme l'immonde
Et tu n'inventes rien
Ni ma pâleur ni la scène
Comme je te plains

Facile, facile à dire
Acide à faire

Ton envol, mon amour
A obscurci mon ciel
Tu te tires à tire-d'aile
Très loin de moi pour elle
Et c'est vieux comme l'immonde
Et tu n'inventes rien
Ni les cris, ni le mensonge
Comme je te plains

Facile, facile à dire
Acide à faire

Après tout, mon amour
Comme tu le dis si bien
Avant nous, mon amour
Ça n'était pas moins bien
Mais moi qui t'aime comme l'immonde
Et qui n'invente rien
Avant toi, mon amour
Avant, je n'avais rien

Nickel


Tu n'es pas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala
La menteuse, la boudeuse
La voleuse, la râleuse
La tricheuse, l'emmerdeuse
La chieuse
Mais toujours nickel et belle
Et même immortelle
Tout ça n'est pas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala

S'ils te font de la peine
Je les tuerai sans gêne

Un jour, une nuit
Je t'emmènerai loin d'ici
Si jolie
Et tu verras là-bas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala
Amanite phalloïde, Dynamite
Arsenic, plastique, ciguë
Cyanure