Princesse de rien

Deuxième album de Robert 2000 (14 titres).

L'appel de la succube - Mon amour (Colchique) - Princesse de rien - Louis - Le model - Tout ce qu'on dit de toi - Question de philosophie - Nature morte - Qui saura l'aimer - Les couleurs - Dans la cité nouvelle - L'écharpe - Psaume - Nickel (tout ce qu'on dit de toi).

L'appel de la succube


Toi
Au fond de la nuit tu ne dors
Au fond de la nuit tu t'agites et tu cries
Au fond de la nuit tu as peur
Au fond de ton cœur tu sais bien que c'est moi
Qui t'appelle
Qui te veux
Qui te prend
Qui t'adore
Qui te hais
Qui t'en veux
Qui rouvre ta blessure

Toi
Il y a si longtemps ton sang était le mien
Il y a si longtemps tu m'appartenais
Pour l'éternité
Il y a si longtemps tu te donnais à moi
Il y a si longtemps tu disais m'aimer
Pour l'éternité

Toi
Tu as porté mon deuil un temps
Puis il a fallu que la vie continue
Mais au fond de toi tu as peur
Car tu sais que tu ne m'as pas survécu

Tu m'appelles
Tu me veux
Tu me prends
Tu m'adores
Tu me hais
Tu m'en veux
Tu rouvres ma blessure

Toi
Jusqu'à l'infini ton sang sera le mien
Jusqu'à l'infini tu m'appartiendras
Pour l'éternité
Jusqu'à l'infini je te boirai la vie
Jusqu'à l'infini je te possédai
Pour l'éternité

Mon amour (colchique)


Colchiques mon amour
Fleurissent, fleurissent
Les amants d'aimer
Périssent, périssent

Fleur au poison mortel
Colchique est meurtrière
Comme la feuille d'automne
Il ne faut pas tomber
Tomber tourbillonner
en ronde monotone
Moi je veux te garder
Au-delà d'un été
Mon amour et pour toujours

L'Amour même éternel
Ne connaît d'antidote
A ce poison mortel
Autre qu'un capote
Moi je veux te garder
Là, au creux de mes jambes
Et ce temps pour s'aimer
Ne doit rien voler
A la vie mon Amour, et pour toujours

Princesse de rien


Des tresses dans mes cheveux
Détresse dans mes yeux
Long est le chemin
Triste et sale

Au bord de ce chemin
Moi princesse de rien
J'aurai voulu ta main
Pour danser sans fin

Il m'a oubliée
J'étais son bébé
Qui va me donner
A manger

Des fleurs se sont fanées
Je les ai ramassées
Dans mes cheveux tressés
Je les ai glissées

Louis


Louis
M'éblouit
me sourit
Je suis à lui
Quand il luit
Il m'éblouit Louis
Me sourit
et s'enfuit

Louis
M'éblouit
Et ce sourire
Me chavire
Je voudrais
Louis à tout jamais
mais la nuit
louis s'enfuit

La nuit tous les chagrins sont gris
Alors je reste à la fenêtre
Et je l'attends, Louis

Le model


Elle est belle
Elle est model
Moi je voudrais bien
Devenir comme elle
Sourire à la lumière
Devenir éternelle
Elle est belle
elle est model

Elle est belle
elle est model
Son corps se dessine
Sur tous les magazines
Je ferme les yeux
Je m'imagine
Je suis belle
Je suis model

Belle à vous couper le souffle
Personne ne l'approche
ne la touche

Elle est belle
elle est model
Moi je voudrais bien
Devenir comme elle
Maquiller mon visage
Et mes yeux d'aquarelle
Elle est belle
Elle est model

Tout ce qu'on dit de toi (Nickel)


Tu n'es pas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala
La menteuse, la boudeuse
La voleuse, la râleuse
La tricheuse, l'emmerdeuse
La chieuse
Mais toujours nickel et belle
Et même immortelle
Tout ça n'est pas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala

S'ils te font de la peine
Je les tuerai sans gêne

Un jour, une nuit
Je t'emmènerai loin d'ici
Si jolie
Et tu verras là-bas
Tout ce qu'on dit de toi
Lalala lalala
Amanite phalloïde, Dynamite
Arsenic, plastique, ciguë
Cyanure

Question de philosophie


On se prend par la main
Toi tu parles moi je ne dis rien
On se prend par le coeur
Et parfois ça nous fait ès peur
Le vent souffle dans le jardin
Je t'écoute je me sens si bien
Il est question de philosophie
J'ai besoin de toi dans ma vie

Si tu veux mon avis, je te le donne
Si tu en as envie, je m'abandonne

Dans le jardin le vent s'est levé
Tout les mots se sont envolés
Doucement je me suis couchée
Toi tu cours après tes idées
Comme elles tu pourrais t'égarer
Dans ce jardin moi j'ai tant rêvé
Rêvé de tes mains de t'aimer
Il est question de philosophie

Nature morte


J'ai froissé mon visage
Le temps n'y est pour rien
J'ai détruit notre image
L'ai détruit de mes mains
Et demain si tu viens
Si tu frappes à ma porte
Ne sois pas étonné
Je suis de nature morte

Mes larmes sur mon visage
Sont des vagues
et mes mains
Comme des lames de fond
M'éloignent de toi sans fin
Je ne puis revenir
ne suis pas assez forte
Noyée loin du rivage
Je suis de nature morte

Comme le temps s'écoule
Comme s'éloigne la foule
Je voulais te dire
Le meilleur pas le pire
Mais les mots m'emportent
Je suis de nature morte

Dans l'univers de marbre
Où vivait notre amour
Le sol est infertile
Et cela pour toujours
Je ne chercherai plus
A enfanter des pierres
Il faut fermer la porte
Je suis de nature morte

Qui saura l'aimer


Elle a tout laissé, elle est partie
Paumée dans la ville elle s'est enfuie

Elle a tout laissé
A l'adresse indiquée Sur papier d'identité
Qu'elle vient de déchirer

Qui s'en ira la chercher
Qui saura la retrouver
Qui voudra bien lui parler
Qui saura l'aimer
Qui saura la consoler
Qui saura la cajoler
Qui saura la caresser
Qui saura l'aimer

Les couleurs


J'irai marcher dans le froid
Couvrir mon visage de neige
Glacer mon corps
Jusqu'à l'immobilité
Et m'endormir sans le savoir

J'aurais voulu peindre ton visage
Mais je ne connais pas les couleurs

La musique viendra de ès loin
Je ne l'entendrai pas
Comme un écho qui n'atteint plus que les sapins
Et de la neige en tombera
Ailleurs il fera chaud
Chaud comme dans le ventre d'une mère
Et des enfants naîtront sans le savoir

Dans la cité nouvelle


Paysages qui défilent
Quittons les villes
Les villes pour les campagnes
Les châteaux en Espagne

Toutes les gares se ressemblent
C'est toujours le départ
Pour un site lointain
C'est toujours l'arrivée
Dans la cité nouvelle

Pour un nouveau boucher
Un nouveau boulanger
pour d'autres inconnus
Et voisins de palier
Dans la cité nouvelle

Où donc courent les hommes
Que vont-ils acheter
Dans le super marché
De leur petit quartier

Pour de nouvelles rues
De nouvelles avenues
Nous rappelant des noms
Ill ustres ou inconnus
Dans la cité nouvelle

Le temps est éphémère
Comme le sont les guerres
demain sera peut-être
Jour de fête

L'écharpe


Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n'est pas qu'il fasse froid
Le fond de l'air est doux
C'est qu'encore une fois
J'ai voulu malgré tout
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait vous

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Souriant autrefois
Quand on se disait vous
En regardant le soir
Tomber sur nos genoux
C'est qu'encore une fois
J'ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s'aime à genoux

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n'est pas pour que tu vois
Comme je m'ennuie sans toi
C'est qu'il y a toujours
L'empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L'empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent

Psaume


Once upon a time, there was a pretty fly
He had a pretty woman, this pretty fly
But one day she flew away, flew away, flew away

She had two pretty children
But one night these two pretty children
Flew away, flew away, into the sky, into the moon