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Tu me quittes mon amour Facile à dire mais Acide à faire Et c'est vieux comme l'immonde Et tu n'inventes rien Ni ma douleur, ni la tienne Comme je te plains Acide à faire S'échappe comme un refrain Je saigne, mais je retiens Mon souffle et le refrain Et c'est vieux comme l'immonde Et tu n'inventes rien Ni ma pâleur ni la scène Comme je te plains Acide à faire A obscurci mon ciel Tu te tires à tire-d'aile Très loin de moi pour elle Et c'est vieux comme l'immonde Et tu n'inventes rien Ni les cris, ni le mensonge Comme je te plains Acide à faire Comme tu le dis si bien Avant nous, mon amour Ça n'était pas moins bien Mais moi qui t'aime comme l'immonde Et qui n'invente rien Avant toi, mon amour Avant, je n'avais rien |
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Je pars à la guerre Dans mon armure Je pars à la guerre En tenue de combat Je n'aimerais pas Être à ta place Tu crois me connaître Tu n'en reviendras pas À la guerre comme à la guerre Tous les coups sont permis Très cher ! Tu ferais bien d'avoir peur À la guerre comme à la guerre Tous les coups sont permis Très cher ! Dans ta poitrine ô mon amour Je pousserai un cri de joie J'attends ça ! Dans ton armure Tu pars à la guerre En tenue de combat Ta fière allure Me fait sourire Je sais que c'est toi Qui mordra la poussière À la guerre comme à la guerre Tous les coups sont permis Très cher ! Tu ferais bien d'avoir peur À la guerre comme à la guerre Tous les coups sont permis Très cher ! À genoux, ô mon amour Je pousserai un cri de joie Tu verras ! |
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L 'eau et le ciel Je m'a promène J'y danse même Oiseau-Sirène En robe blanche Et le décor valait bien la peine de ma peine Je ne pouvais pas rester Il me fallait juste m'envoler. J'ai des regrets Si je t'ai fait Souffrir un peu c'est fait c'est fait Et le décor valait bien la peine de ma peine Je ne pouvais pas rester Il me fallait juste m'envoler. Pour cet adieu De ta fenêtre La nuit tu peux Me voir un peu La nuit mon âme comme une étoile S'illumine et ce décor valait bien la peine de ma peine |
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Lans les flots de nos larmes où nous vivons en peine Âmes surs, âmes seules nous sommes les sirènes Loin des rivages, des hommes, l'eau salée nous enchaîne Vers toi qui ne vois que celles qui ont des jambes Entends-tu ma voix qui monte ? Vers toi qui regardes à la place d'écouter Ne vois pas mes écailles de poisson Si jolies mais qui ne te plaisent pas Écoute le chant des sirènes pour toi Écoute le chant des sirènes Écoute le chant des sirènes c'est ma voix Qui courent vers toi et se nouent autour de toi ? Entends-tu les jambes de ma voix Qui dansent pour toi et te gardent au creux de moi ? Ressens-tu l'étreinte de ma voix Longue voix vêtue de bas de soie? |
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Blottie dans ton grand manteau Je ne parviens plus A me protéger du froid Je meurs, blottie contre toi Nous nous sommes nourris De nous avoir crus si forts Je meurs, me voilà punie La va-nu-pieds, la gueuse Elle meurt ton amoureuse Te diront les envieuses Je suis la malchanceuse La va-nu-pieds, la gueuse Oui mais je meurs heureuse Heureuse et amoureuse Que ton nuage blanc Réchauffe mes doigts Et s'il est encore temps, Sauve-moi c'est en vivre Tes yeux, ta bouche et ta peau J'ai bu, de toi je suis ivre Dédale de mots D'amour Où nous avons dansé Que l'écho de nos voix nous perde Jamais nous n'avions songé |
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c'est un amour maudit c'est une erreur fatale Pour toi et moi Nitrate et Glycérine c'est un amour maudit Que nous ferons Que nous vivrons Dont nous crèverons Ce sera l'enfer, l'apocalypse Mords-moi la bouche Puisqu'il n'y a plus Rien d'autre à faire Puisqu'il faut bien que l'explosion se passe Est-il plus grave nécessité ? Je t'en prie, prends ma tête entre tes mains Puisqu'il faut bien que nitroglycérine ait lieu. c'est une erreur fatale pour toi et moi Au tout premier regard c'est un amour maudit Que nous faisons Que nous vivons dont nous crevons c'est ça l'enfer, l'apocalypse Mords-moi la bouche Puisqu'il n'y a plus rien d'autre à faire Puisqu'il faut bien que l'explosion se passe Est-il plus grave nécessité ? Je t'en prie, prends ma tête entre tes mains Nitroglycérine-moi Ne me laisse pas mourir seule Serre mes poignets dans tes mains Ne te laisse pas mourir seul Je ne veux pas exploser sans toi, mon amour. c'est une erreur fatale Pour toi et moi Nous y laisserons la peau c'est un amour maudit Que nous ferons Que nous vivrons Dont nous crèverons Ce sera l'enfer, l'apocalypse Mords-moi la bouche Puisqu'il n'y a plus rien d'autre à faire Puisqu'il faut bien que l'explosion se passe Est-il plus grave nécessité ? Je t'en prie, sois le nitrate cette nuit Fais de moi ta glycérine Ne me laisse pas crier seule Serre mes poignets dans tes mains Ne te laisse pas crier seul Je ne veux pas exploser sans toi, mon amour. |
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J'ai conservé Tous mes livres dimages Dans les greniers De mon jeune âge Sur son fier alezan Le Prince Bleu De mes six ans Mon prince bleu, mon soleil Chantant dans mon sommeil Des mots, des monts et merveilles Attendant que je m'éveille Tous les croissants de lune Tous les bijoux De la fortune Mon enfance et mes jeux Pour le retour Du Prince Bleu. Mon prince bleu, mon soleil Je vais chanter pareil Des mots, des monts et merveilles Que jamais je ne m'éveille |
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Sorcière, transforme-moi en citrouille Après minuit, je m'enrage Je veux tuer mon amant Je suis en état de nuire Change mes ongles en velours Ou je lui arrache les yeux Emmène-moi loin d'ici Pour que je sauve sa vie Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! L'amour m'est crime, je n'ai pas Pas l'innocence. Le plaisir me donne envie d'aller plus loin L'amour m'est un crime qui jamais Ne me pardonnera. Cet amant si ravissant Après minuit, J'ai si faim J'ai trop envie de son sang Ma dentition me démange Quand je vois ce cou si blanc Derrière mon visage d'ange Un vampire d'au moins cent ans Ah, ah, ah, ah, ah, ah ! |
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Je n'avais jamais rien voulu Jamais rien attendu Jusqu'au jour où je l'ai vu Il était pour moi Lui, il sera là et il pleurera Pleurera pour moi Il ne s'en ira pas avec une autre que moi Il ne le sait pas, mais il pleurera Il ne le sait pas, mais il pleurera Pour moi, pour moi, pour moi? Il ne s'en ira pas avec une autre que moi Jamais rien attendu Jusqu'au jour où je l'ai vu Il était à moi Il ne le sait pas, mais il est à moi A moi, à moi, il est à moi Il ne s'en ira pas, il est A moi, à moi, à moi, à moi, à moi Pour moi, pour moi, pour moi Jamais rien attendu Jusqu'au jour où je l'ai vu Il était à moi A moi, à moi, à moi, à moi, à moi |
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c'est en ouvrant les journaux Que J'ai compris ces mots Jamais ne la posséderas Jamais tu ne comprendras pourquoi Elle ne peut être à toi Ce que tout le monde a vu Quand ils l'ont retrouvée Dans son sang baignée Son ventre déchiré Moi je l'aimais Je l'entends qui m'appelle À travers ces barreaux Comme sa voix m'est cruelle Cruelle oui mais si belle Rendez-moi les oiseaux Je l'entends qui m'appelle À travers ces barreaux Elle me reste fidèle Moi qui suis condamnée Belle deviendront ces années Passées à l'implorer Que c'était notre histoire Une robe de voiles noirs Rouge-sang sont les rubis Dont J'ai recouvert son corps Elle m'a jetée un sort Puis m'a jetée dehors Rouge-sang sont les rubis Ce sang que tout le monde a vu |
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Petite fille en chaussons roses Petite fille j'étais ta rose, Maman Petite fille aux boucles blondes J'avais appris à faire la ronde, Maman Je t'aimais si fort Je me battais sans fin Pour te plaire mais en vain Maman, je t'aimais Je t'aimais si fort La fleur dont tu rêvais Je te l'apporterai Comme le bleu de tes yeux Moi je m'a suis noyée Jnai pas su faire mieux Alors, J'ai fait comme dans les contes J'ai joué à la sirène d'une voix de cristal Jaillit ma peine Petite femme de pas grand-chose, Maman Je suis partie sans but ni cause Depuis ce jour, ta porte est close, Maman Je t'aimais si fort De ma voix de cristal Je t'envoie des pétales Maman, je t'aimais Je t'aimais si fort La fleur dont tu rêvais Je te l'apporterai Et le bleu de tes yeux La vie d'une sirène En est l'enjeu Comme le bleu de tes yeux Moi je m'a suis noyée Jnai pas su faire mieux Alors, J'ai fait comme dans les contes J'ai joué à la sirène d'une voix de cristal Jaillit ma peine Maman, je t'aimais Je t'aimais si fort De ma voix de cristal Je t'envoie des pétales |
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Je suis l'idole qui empêche de dormir Qui prend la vie des hommes et des femmes Sans un regard Je suis celle qui inspire L'amour même sans t'aimer Même sans t'aimer Je te donnerai des plaisirs, des plaisirs Que tu n'as jamais connus, des plaisirs si forts Que tu en mourras, en tueras, que tu me donneras Le sang dont J'ai soif La peau dont J'ai faim Tu me donneras Je suis celle qu'on tue pour pouvoir dormir Je suis celle qui tue pour donner la vie Je suis celle qui inspire L'amour et si je t'aime Et si je t'aime Je te donnerai des plaisirs, des plaisirs Dont tu n'as pas idée, des plaisirs si grands Que tu en mourras, en tueras, que tu me donneras La mort dont J'ai soif l'enfer dont J'ai faim Tu me donneras? Le sang dont J'ai soif La peau dont J'ai faim Tu me donneras Je suis l'idole qui empêche de dormir Et si je t'aime, et si je t'aime? Je t'aime ?Je t'aime ? |
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Quand tu es venue ce matin Ton sourire ne me plaisait pas N'acheter qu'un billet d'avion Sans ta sur sans ma permission Tu n'iras nulle part sans moi Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah Tu n'iras plus jamais là-bas J'interdis les départs sans moi Immobile au pied de ta sur Resserrer mes mains sur ton cou D'étrangler ceux que l'on préfère Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah Requiem pour une sur perdue De jonquilles et de chrysanthèmes Sur la tombe dAmélie Nothomb Plus jamais tu ne t'en iras |
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Vêtue gantée, masquée de noir Sur une trace de charbon Tenant le balancier du soir Qui me disait de tenir bon Qui me disait de rester digne, Tandis qu'entre les deux buildings On acclamait le funambule Et moi tout en bas minuscule Entre deux haies de figurants Moi perdue au milieu du nombre Je m'avançais en l'imitant Je voulais entrer dans son monde Moi tout en bas mimant son ombre Je n'étais que son pâle émule Je priais pour ne pas qu'il tombe Et m'efforçais de rester digne Lui là-haut entre deux buildings Moi tout en bas vêtue de soir Tenant bon le balancier noir Il me fallait suivre la ligne Sous l'équilibre de son ombre Et jusqu'au moindre geste qu'il Amorçait là haut sur son fil Vêtue de noir, sertie de sombre Tandis qu'entre les deux buildings Mon clone là haut dans sa bulle Discrètement me faisait signe De mimer sa vie funambule Sachant bien que tout là-haut il Voulait mourir droit sur son fil D'une mort qui fut naturelle Tandis que tout en bas sans aile Je n'étais plus que son costume Et l'ombre d'un espoir posthume... |