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18 Août
1757, un détachement de l'armée de sa gracieuse
Majesté George II, commandé par le courageux Capitaine
Alec Parker, débarque aux Pays-Bas et entre en Prusse.
Il vole au secours de Frédéric II qui est assiégé
par la coalition Franco-Austro-Russe. Pendant
que les Anglais évaluent une stratégie afin de
quitter les terres françaises au plus vite, le capitaine,
qui a l'esprit ailleurs, se préoccupe davantage d'amener
de la nourriture pour notre petite rouquine en convalescence
!!! Celle-ci, endormie, le pouce à la bouche (petit symbole
de la femme encore enfant), se retrouve les fesses à l'air
grâce au geste déplacé et intrigué
du capitaine. Cependant le spectacle fut de courte durée
puisque le petit tambour interrompt cette scène au grand
désespoir du convoiteur. Furieux, le Capitaine décide
de corriger publiquement à l'aide d'une cravache le petit
garçon qui l'avait dérangé pendant ce fameux
acte " fard " du clip. Notre Libertine se réveille,
et c'est alors qu'elle interrompt le châtiment corporel
injustifié. Le Capitaine lui tend la cravache, l'incitant
à sanctionner le jeune garçon elle-même.
Celle-ci se prête au jeu mais à la surprise générale,
elle se retourne contre lui et le frappe au visage devant ses
hommes estomaqués. Pas si douce notre Libertine !!! En échange d'une bourse, les filles de joie vont se donner toute la nuit aux ennemis mais n'oublions pas qu'elles font ce geste dans l'art, le vin, la nourriture... tous les ingrédients pour ces actes perdus, ces plaisirs interdits et complètement décadents. N'oublions pas que, au niveau sonore, les scratch du vinyle et les guitares électriques donnent un effet plus magistral pour les scènes de sexe. C'est le meilleur passage du clip, pendant que ces catins se donnent et enivrent les Anglais, Libertine elle, fait découvrir les joies du Kamasutra à son Capitaine. Excusez-moi si je vous choque, mais il s'agit d'actes "bestiaux" comme dans Libertine, les amants se font l'amour ou devrais-je dire, Libertine fait l'amour à l'autre. Il s'agit dans ce clip de sodomie et de rien d'autre ! D'ailleurs, on le retrouve dans la chanson : "Ton kamasutra a bien cent ans d'âge" pour l'initiation et "aimer des deux côtés" pour la sodomie. On pourrait dire aussi que les sentiments des amants deviennent pervers : "oblique, lubrique, obsession, fessée..." La nuit fait place au jour et une de nos catins, charmante par ailleurs, prévient les Français, à l'abri des regards indiscrets mais sous l'ordre de "la Reine des courtisanes". Lorsqu'un représentant de la troupe anglaise s'aperçoit qu'il est malheureusement trop tard pour riposter. On assiste alors à une boucherie, les Français contre les Anglais, mais n'oublions pas la courtisane en chef qui assassine d'une balle dans le dos le Capitaine de la troupe !!! Elle exécute l'acte qu'on lui a commandité et fut surprise de voir un fantôme, celle qu'elle croyait morte bien sûr, Libertine !!! Libertine assiste à la scène, son ennemie lui arrache à nouveau l'homme avec qui elle était étroitement liée. Le capitaine meurt sous les yeux de Libertine. Notre héroïne décide de se venger. Libertine ivre de colère, se jette sur son ennemie. Les deux femmes se battent sauvagement sous les bombardements français. La haine a pris possession de leur corps, c'est à celle qui y restera. Pendant ce temps, les balles perforent de part en part la poitrine des soldats. Le massacre perdure, les deux femmes continuent leur combat acharné dans la boue, coups de pied, de poing, gifles... Les soldats s'effondrent sur le sol tandis que la courtisane s'apprête à tuer Libertine avec une épée. Libertine se contentera d'une baïonnette de fusil. La musique s'arrête et la courtisane meurt poignardée par sa rivale. "Un silence inhumain succéda au massacre. Souvenons-nous que bêtes et gens naissent, pour un jour, exhaler leur pestilence. Dieu, dans sa miséricorde, verse le sang des hommes pour les laver de leurs péchés. La mort allait frapper une dernière fois..." Le petit tambour, seul survivant, continue d'avancer devant un peloton d'exécution. Les Français se mettent en place afin d'éliminer leur dernière victime avec honneur. "Mon père m'avait prévenu, tu reconnaîtras la Mort à son grand cheval Noir... et si par malheur elle s'arrête devant toi, surtout ne la regarde pas, ne la regarde pas..." La Mort, se présente devant le petit tambour et il prend le risque "timide" de la regarder. C'est Libertine qui se tient devant lui, et au milieu de tout ce massacre, ce paysage où règne la Mort à présent, elle lui sourit et le dérobe aux soldats prêts à faire feu pour tuer cet enfant !!! Elle l'emporte et chevauche à travers le sol souillé par le sang. "Je ne l'ai jamais revue. Mais jamais je n'oublierai l'odeur de son parfum et la douceur de sa peau, tandis qu'elle l'amenait vers la Vie" Vous l'aurez bien compris, c'est le petit tambour qui est le narrateur de cette histoire. Il faut savoir aussi que c'est le plus gros court-métrage jamais réalisé pour une chanteuse française. Il a fallu plus de 600 figurants et de 3 à 4 millions de francs pour réaliser ce chef d'uvre, car entre nous ce clip fait partie des meilleurs !!! |
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