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L'essence même du clip est un message : Libérer une génération en mal de futur. Mylène met en paroles l'errance d'une génération qui ne sait plus vers qui se tourner pour trouver un sens à sa vie !!!
Budapest... quelques secondes pour plonger dans la froideur du clip. Mylène, accompagnée par une geôlière ravagée par le temps, s'apprête à entrer dans une prison tenue sous haute surveillance. Soudain esseulée, elle se retrouve face à face avec les autres prisonniers qui lui réservent un accueil des plus particuliers, à coup de boules de neige et de pierres, en guise de bienvenue. On peut
comprendre dans ce clip que la prison est certainement l'image
que Mylène veut donner pour représenter la société.
Les prisonniers n'ont plus leur liberté et sont contraints
aux travaux forcés. La société n'est plus
à l'image de l'espoir mais du chaos. Ce clip est composé de deux parties : la soumission et la rébellion. On retrouve Mylène et le petit "Gavroche" assis sur un lit pendant que les autres prisonniers se reposent. Il ne faut pas oublier que ces deux personnes sont à l'initiative d'une révolte qui conduira les fuyards vers la Liberté. Plus tard, au moment de l'infâme repas quotidien (bouillie de cafards...) Mylène se révolte devant l'assemblée et révèle son impertinence ! Elle est frappée violemment au visage par une geôlière puis se rebelle. Elle arrache les planches clouées aux fenêtres et laisse jaillir la lumière. C'est alors qu'arrive enfin le temps de la rébellion. Les prisonniers se déchaînent, mettent à feu et à sang tout ce qui les entourait jusqu'à présent. On peut
penser que lorsque le Christ sur la croix tombe, Mylène
ne compte plus sur la religion pour trouver un sens à
sa vie et même je dirais qu'elle n'y croit plus. Il ne
faut pas oublier que cette croix est souvent présente
dans les clips de Mylène (Sans logique, Je te rends ton
amour...). N'oublions pas que " Marie " représente
la mère de Jésus mais aussi celle de la religion
chrétienne. " à quel sein se vouer, qui peut
prétendre, nous bercer dans son ventre ". On retrouve aussi dans ce clip des images très fortes sur les enfants. Regards tristes et perdus, ils fument, crachent...Des enfants trop souvent abattus par leur faiblesse et terrassés par les coups reçus. Ce sont des enfants à qui on a volé leur enfance, l'espoir et leurs rêves. Encore plus surprenant, l'image où le petit "Gavroche" emprunte le chemin vers la liberté avec la Mort à la main (une mitraillette) et abat les gardes sans aucun remords. Ces enfants deviennent des hommes malgré eux, ne serait-ce que pour survivre.
Face à cette liberté soudaine sur l'immense plaine hongroise nommée " Pustza " dont l'horizon se confond avec les nuages, une autre confusion encore plus grande se heurte aux " nouveaux libres " : Le vertige face à la liberté... et c'est sur des regards perdus dans le vaste paysage enneigé que le clip se termine. |
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